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La méchanceté envers un adolescent de treize ans


18-05-2018
Au nom de la liberté d'expression, Mike Ward a le droit de blesser une personne tous les soirs pendant des mois. J'ai donc le droit de répéter ce commentaire, chaque fois que j'en ai la chance.

Dans la cour d'école, c'est de l'intimidation. Sur la scène, c'est de l'humour. En 2010. Jérémy Gabriel avait 13 ans.

L'intimidation dans la cour d'école se défend-elle par la liberté d'expression ? Devons-nous tolérer les messages blessants dans les réseaux sociaux au nom de la liberté d'expression ?

Si Ward s'en prenait à un enfant d'une famille riche, ça pourrait coûter cher. Dans la cour d'école, les lâches s'en prennent toujours aux plus vulnérables. Ward fait la même chose sur scène.

C'est trop facile de dire n'importe quoi. Si ça ne passe pas, on s'excuse, comme Guillaume Wagner ou on ne s'excuse pas, comme Ward, en espérant que personne n'ait les moyens de le poursuivre. Ward le confirme en se plaignant que ce soit la Commission des droits de la personne (elle a les moyens) qui le poursuive au nom du jeune chanteur (qui n'avait pas les moyens).

Je ne suis pas inquiet pour Ward, il y a un public pour ce genre de méchanceté. Chaque torchon trouve sa guenille. Je dis qu'il dépasse mes bornes dans certaines blagues. La liberté tout court permet aussi au public de ne plus assister à son spectacle. Des humoristes au Québec, il y en a treize à la douzaine. J'ai le choix.

Blesser une personne pour en faire rire d'autres, ce n'est pas de l'humour mais de la méchanceté.



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