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Il n'y a crise d'obéissance qu'après qu'il y ait eu crise d'autorité. (Christian Bonnet)


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Crise d'Oka



La « crise d'Oka » est le nom donné à un évènement qui eut lieu à Kanesatake et à Kahnawake, des réserves autochtones mohawks, à l'été 1990.

Pour faire avancer le dossier sur leurs revendications territoriales qui traîne depuis cinq ans, les Mohawks installent des barricades et bloquent des routes ainsi que le pont Mercier. Les barricades sont surveillées par des autochtones masqués et armés. Les gouvernements, provincial et fédéral, dépêchent la Sûreté du Québec et l'armée canadienne. Le conflit dure 78 jours.

L'élément déclencheur de cette crise fut la décision du maire de la ville d'Oka de permettre à un promoteur québécois d'agrandir un terrain de golf en envahissant une partie de la pinède où se trouve un cimetière ancestral mohawk. Les Mohawks avaient tenté d'acheter ce terrain, mais le gouvernement fédéral les en avait empêchés.

Lors d'un assaut de la Sûreté du Québec aux barricades du pont Mercier, un policier est tué par un des résistants mohawks. Cette mort scandalise une partie des Québécois. Le Québec demande alors l'appui de l'armée canadienne.

Le premier septembre 1990, l'armée réussit à cerner une trentaine de « Warriors », nom donné aux résistants armés. Le vingt-six septembre, les barricades sont levées.

En décembre 2000, à la suite d'un référendum (239 pour, 237 contre), les Mohawks signent une entente avec le gouvernement fédéral qui leur permet de gérer le territoire, incluant la pinède.

de Pierre Bérard

 


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