La pause lectureHuit cent mille personnes sont mortes au printemps 1994, et personne n'a bougé. Deux mille neuf cents personnes ont disparu à Manhattan le 11 septembre 2001, et Bush a mobilisé le monde entier. Voyez-vous, j'ai du mal avec ça. (général Dallaire) Accueil


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Lieutenant-général Roméo Dallaire et le Rwanda



Le Rwanda est un État de l'Afrique centrale. Les 7 500 000 d'habitants sont composés de Tutsi et de Hutu. Sous le contrôle belge depuis la Première Guerre, la royauté tutsi est au pouvoir. Les Hutus déclenchent une guerre civile. Le Rwanda devient indépendant en 1962. En 1973, le général Habyarimana (Hutu) prend le pouvoir à la suite d'un coup d'État.

Malgré un accord de paix signé en 1993 entre Hutu et Tutsi, le général meurt dans un écrasement d'avion en 1994. On présume qu'il s'agit d'un attentat. Des extrémistes hutus déclenchent le génocide de la minorité tutsi le 7 avril 1994.

En même temps, des rebelles tutsis F.P.R. (front patriotique rwandais) commencent le massacre de la population hutue. Une opération française aide les Hutus à fuir. Le F.P.R. prend le pouvoir.

Les massacres se poursuivent dans les deux camps pendant 100 jours. Ce génocide a fait entre 800 000 et 1 million de victimes.


Général Dallaire

Le général Dallaire tente d'obtenir des vivres et du renfort de l'ONU sans succès. On lui offre des soldats non formés provenant du Tiers-monde. Le général doit les refuser parce qu'il ne peut pas les équiper ni les nourrir. Il lui est impossible d'obtenir des renseignements stratégiques des États-Unis, de la Belgique (appui aux Tutsis) et de la France (appui aux Hutus). Il obtient finalement différentes informations inquiétantes sur l'état politique du Rwanda.

Le général Dallaire et ses troupes assistent au massacre, impuissants sans l'appui des grandes puissances. Dallaire se sert des médias pour dénoncer le génocide et ameuter l'opinion publique. Les Français interviennent (opération turquoise). La fin du massacre n'est pas due à l'intervention d'une grande puissance, mais parce que les Tutsis reprennent le contrôle du pays par les armes.

Il est important de noter le courage de plusieurs membres de la Croix-Rouge et de Médecins sans Frontières qui ont continué leur travail pendant le conflit.

Le général Dallaire en sort très affecté. En 2003, il écrit J'ai serré la main du Diable. En 2004, il témoigne devant le tribunal international contre le colonel Gagorosa. Le général souligne que le Rwanda a été ignoré par les grandes puissances parce que ce pays ne possède aucune ressource stratégique.

Jacques-Roger Bouh-Booh accuse le général Dallaire d'avoir négligé la sécurité des Rwandais et d'avoir pris parti pour les Tutsis.

de Pierre Bérard

 



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