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Marcel Petiot


1897 - 1946
Marcel André Henri Félix Petiot
Criminel français


Marcel Petiot naît en France le 17 janvier 1897. Son père est fonctionnaire. Marcel est un enfant violent et indiscipliné. Lors de la Première Guerre, il est réformé pour troubles mentaux. Marcel réussit ses études de médecine en 1921.

Il ouvre son cabinet de médecin en 1922. Il offre des consultations gratuites aux pauvres, ce qui le rend populaire auprès de la population. En 1927, Petiot est élu maire de Villeneuve-sur-Yonne et épouse Georgette Lablais. Dès 1931, il doit faire face à la justice pour des délits tels que fausses déclarations ou vol d'électricité. Il s'en tire à bon compte à la suite du témoignage de quelques-uns de ses patients. Il est destitué de ses fonctions à la mairie et quitte la ville.

Petiot installe son cabinet à Paris et se bâtit une clientèle appréciable par une publicité mensongère. En 1936, accusé de vol à l'étalage, il évite la prison pour aliénation mentale. On l'interne sept mois dans une maison de santé. À sa sortie, il reprend ses activités de médecine à son cabinet.

En 1941, il achète un hôtel particulier auquel il apporte plusieurs transformations, dont une chambre à gaz aménagée au sous-sol.

Dès 1943, il organise un 'supposé' réseau destiné à faciliter l'évasion de personnes recherchées par la Gestapo. Découvert par les Allemands, il est arrêté, mais finalement relâché après quelques mois, faute de preuve.

En mars 1944, des odeurs désagréables provenant de sa cheminée sont perçues par les voisins qui alertent les pompiers. Petiot s'est déjà enfui. Les pompiers défoncent pour entrer et découvrent au sous-sol, des cadavres dépecés près de la chaudière, prêts à être incinérés. Les policiers découvrent sur les lieux plusieurs valises, vêtements et objets ayant appartenu aux victimes.

Pour fuir, Petiot s'est engagé dans les Forces françaises sous une fausse identité. Il est arrêté en octobre 1944.

À son procès, sous l'accusation du meurtre de vingt-sept personnes, Petiot précise que le nombre est soixante-trois. Il soutient cependant que ce sont des collaborateurs. Il est condamné à mort et exécuté le 25 mai 1946.

de Pierre Bérard

 



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