La pause lectureCe qu'il y a de bien avec l'inflation, c'est que, quand on va au supermarché avec vingt dollars, on en ressort plus vite qu'il y a un an. (Alda Cammarota) Accueil


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Supermarchés Steinberg


1917 - 1992


Ida, Vilmos Sternberg et leurs enfants, des Hongrois, immigrent à Montréal en 1911. À l'immigration, le nom Stermberg est écrit Steinberg par erreur. Vilmos étudie la Bible. Vilmos laisse finalement Ida avec ses six enfants. Pour faire vivre ses six enfants, Ida travaille dans une boulangerie et loue des chambres.

En 1917, elle ouvre une épicerie dans un petit local du boulevard Saint-Laurent. Les trois aînés travaillent à l'épicerie. Sam se révèle être le plus brillant. En 1919, Sam, âgé de quatorze ans, décide d'agrandir l'épicerie en louant le local voisin. Peu après, il achète un magasin sur la rue Bernard.

En 1928, Sam s'associe avec son beau-père qui tient un magasin de fruits. Il ouvre deux autres magasins en 1930. Au décès de son beau-père, l'entreprise est nommée « les magasins Steinberg Service Ltd ». En 1939, Steinberg compte une quinzaine de points de vente. Ida décède en 1942.

Les années cinquante sont les meilleures années des magasins Steinberg. En 1952, le bénéfice annuel dépasse le million de dollars. L'homme d'affaires Sam Steinberg investit dans la banlieue. Il vend des actions et finance ainsi l'ouverture d'un centre commercial à Dorval. En 1960, Steinberg possède 92 magasins.

Dans les années 1960, la clientèle est attirée par les timbres Pinky. Il s'agit d'une promotion publicitaire permettant d'accumuler des timbres échangeables en marchandise.

Pour faire face à la compétition, Sam achète les magasins Grand Union en Ontario. Cette expansion est un échec. Steinberg achète Woodward qui devient Miracle Mart, une chaîne de magasins à rayon. Les placements se diversifient : Piknik (restaurants fast-food), Cardinal, pharmacie, postes d'essence, raffinerie de sucre, boulangerie...

Certaines nouvelles entreprises sont des catastrophes. En 1975, Steinberg se départit des pharmacies, des postes d'essence... Sam décède en 1978. Steinberg avec plus de 115 magasins sera la plus grande chaîne de supermarchés du Québec jusqu'à la fin des années 1980.

Une dispute entre les héritiers empire le déclin de l'entreprise déjà amorcée par une vive concurrence et une mauvaise négociation avec le syndicat. Steinberg est vendu aux enchères à la société québécoise Socanav, spécialisée dans le transport. Deux ans plus tard, les magasins sont achetés par Richelieu, Métro et Provigo. La bannière Steinberg disparaît en 1992.

de Pierre Bérard

 



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